A VENDRE

A VENDRE !

prix 45 000€

Qui je suis ?

Je m’appelle Belle étoile, petite péniche anglaise née en 1997 sur le chantier Peter Nicholls au nord de Londres.
J’ai été conçue dans le style Narrowboat typique des étroits canaux anglais mais sur le modèle « wide beam », plus large (2,85m), ce qui est plus confortable pour explorer les canaux de l’Europe continentale comme en avait l’intention mon propriétaire Frank T.
Cet ancien militaire à la retraite a conçu et réalisé les boiseries intérieures en hêtre et érable avec une ambiance chaude, cosy.
Il a décidé de me baptiser « Belle Étoile » en l’honneur de son amie Stella ; mais celle-ci n’a pas voulu l’accompagner en Europe…alors il est parti seul avec moi.
Au fait, je suis « une » bateau, car en anglais bateau est féminin ; « she décides »
disait M. T.
Pendant la mise au point en Angleterre, j’avais une capote et une barre franche (toujours stockée dans la cale!) mais mon propriétaire a jugé qu’une barre hydraulique et une cabine de pilotage en bois étaient préférables. [c’est un grand plaisir de piloter un bateau à la barre franche, mais nous avons noté, lors de 2 locations dans les Iles Britanniques que le ciré jaune était fourni !! NDLR]
J’ai une robuste constitution en acier (voir dimensions et caractéristiques techniques en annexe) : 15 T pour 11,74m avec un fond de 15mm d’épaisseur (qui dit mieux?). Tout (ou presque) est calculé pour la sécurité et la facilité d’entretien.
Deux fiertés de Frank T. :
– aucun percement de ma coque au-dessous de la ligne de flottaison hormis l’arbre d’hélice. La prise d’eau d’un wc marin étant un motif fréquent de naufrage, il a mis un wc chimique.
– le « É » de Belle Étoile est peint en majuscule avec l’accent.

J’ai débarqué en France sur un camion en 1997-98 ; j’ai été mise à l’eau, je crois, à Dunkerque.
Pendant près de 14 ans Frank m’a fait sillonner un grand nombre de voies navigables de Belgique et de France. Récemment, un marinier de St-Jean-de-Losne a affirmé m’avoir croisée à Amiens au début des années 2000 ! J’ai vu la Meuse, la Marne, Paris et je me suis établie pour de longs hivers en Bourgogne ; sûrement pour la beauté de la région et de ses canaux mais aussi sans doute parce que Frank pouvait échanger avec des concitoyens anglophones notamment pour la maintenance du bateau (ports de Chitry-les-Mines et Montchanin).
J’ai laissé de très bons souvenirs auprès des éclusiers.[en 2016, un pêcheur à Châtillon-en-Bazois nous a lancé : « mais, c’est le bateau de Frank ! ». NDLR]
En 2011, à l’âge de 82 ans, les filles de Frank le convainquent qu’il est temps de laisser la barre. Alors qu’il avait pour projet de naviguer sur le Doubs, il m’amarre à St-Jean-de-Losne chez un grand broker… et rapidement (trop rapidement au goût de Frank) je trouve preneurs : Christiane et J.Pierre, 23 ans de location de bateaux dans 6 pays derrière eux, amoureux du style anglais, qui veulent un « pied-à-l’eau » à eux.
Frank, très triste, me quitte en août 2011 en laissant moult consignes à ses successeurs (mode d’emploi très soigné tapé à la machine, à l’ancienne).
Mes nouveaux propriétaires sont très attentifs et respectueux des consignes. Petit à petit ils apprennent à passer du temps avec moi et fainéanter. Au lieu de faire un maximum d’écluses et de kilomètres pour photographier le plus de choses en une semaine de location, ils découvrent les amarrages ombragés, mystérieux (Port St Pierre sur une péniche échouée…) avec une nouvelle règle : maxi 3 heures de navigation par jour à 6 km/h.
Ils découvrent également des activités ignorées du vacancier qui rend les clés du bateau à son loueur (mais sont très importantes pour moi) : l’aménagement à leur goût, la gestion des fluides, l’entretien – peinture – maintenance – hivernage, sans compter la vignette etc.
J’explore à nouveau la Bourgogne dans tous les sens et même au-delà (Chaumont, Epinal, Mulhouse…). Mais je suis passée d’un régime nomade à un régime semi-itinérant avec hivernage depuis 10 ans à St-Jean-de-Losne ; en effet, difficile de quitter ce port qui est un des plus grands carrefours de voies navigables et qui réunit 3 chantiers navals qui peuvent prendre soin de moi.
Nous commencions à bien nous connaître ; ma simplicité, ma lenteur, mon esprit « camping de luxe » doublé d’une grande sobriété (2l de gazole à l’heure) séduisaient toujours JP et C qui admiraient mes dessous après carénage, mais je sentais des murmures dans mon dos.
Eh oui, après 10 ans de croisières, l’âge et le besoin de voyager autrement se font sentir et ma mise en vente est lancée.

Alors, qui veut prendre la barre ?

  • Un vagabond itinérant sans port d’attache qui recherche autonomie (j’ai 800l d’eau, 340l de gazole, une éolienne, un chauffage…) ?
  • Un bricoleur (menuisier, soudeur, décorateur…) qui voudra utiliser mon gros potentiel pour me réaménager à son goût ?
  • Un simple amoureux de la nature et des voies navigables ?
  • Un riche investisseur voulant me transformer en palace flottant ?
  • Vous, toi, you, sie, usted ??

Annexe : les caractéristiques techniques de Belle Étoile sont ici

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